Pourquoi cette boulimie d’achat d’appareils et de matériel photo ?

Dans cet article, je vais vous parler de boulimie d’achat d’appareils et de matériel photo

Quand on débute en photo, on a tendance à se comparer à d’autres photographes.
C’est normal parce qu’on veut savoir où en est, s’évaluer et voir les progrès qui nous restent à faire.

Mais quelquefois la tentation est forte d’accuser notre matériel photo si on obtient pas les résultats souhaités ! Et alors on achète du matériel photo plus récent en espérant qu’il nous permettra de faire mieux.

C’est souvent une course en avant pour acquérir le dernier boîtier sorti dans laquelle on se lance mais qui est sans fin!

A l’ère du numérique, cette course folle s’accélère car l’obsolescence du matériel est plus rapide.
A mes débuts, j’ai succombé à cette tentation et cette boulimie d’achat, mais ça n’a pas résolu mon problème !

C’est ce que je vous partage dans cette vidéo.

Transcription texte de la vidéo:

Chers amis photographes bonjour,

Ici Michel du Blog Faire de la Photo. Alors aujourd’hui je vais vous parler d’une expérience et d’un sentiment, quelque chose qui m’est arrivé il y a maintenant assez longtemps. ça m’est passé depuis, et vous vous en doutez d’après le titre de la vidéo, on va parler de boulimie d’achats, mais particulièrement d’achats de matériel et d’accessoires photo.

Voilà on se retrouve tout de suite

Mon expérience de boulimie d’achat de matériel photo

boulimie-achat-appareil-materiel-photo-blog-faire-de-la-photoAlors je vous disais que c’est quelque chose qui m’est arrivé. Oui c’est vrai, je l’avoue. Ça m’est arrivé il y a assez longtemps, à mes débuts en photographe professionnel.

En fait j’avais acquis au tout début du matériel, à l’époque on était en argentique.  Du matériel d’occasion. J’étais sur Olympus et j’ai acquis un premier boîtier photo, alors je m’en servais, et très rapidement je me suis lassé, j’en ai acquis un autre…
tous les modèles de la gamme à l’époque, et c’était comme une boulimie, plus les accessoires, les filtres…

Alors on n’était pas en numérique, et donc il fallait pas mal d’accessoires pour améliorer ses photos, pour créer un certain style, ou par exemple comme je faisais du noir et blanc, des filtres de couleurs pour changer les contrastes du ciel par exemple, ou des feuillages. Et c’était vraiment une boulimie.

J’achetais du matériel régulièrement, souvent d’occasion, mais c’est pas une raison. Et pourquoi je vous parle de ça?
Tout simplement parce que pendant qu’on est en train de se focaliser sur le matériel, on ne fait pas de photos.

Et c’est pas forcément de notre faute parce que dans toutes les revues, les forums, maintenant sur internet, on parle beaucoup plus de matériel que de photo proprement dit, c’est à dire de prise de vue et d’exercices photo.

Le processus psychologique de cette boulimie d’achat

Alors par la suite (ça c’est beaucoup plus tard) mon analyse, j’ai analysé et ça c’est personnel, ce que je vais vous dire, ça ne tient qu’à moi, c’est qu’en fait c’est un petit peu pour se rassurer, c’est à dire qu’on fait des photos et au début, quand on commence on n’est pas forcément bon. C’est même logique, car dans toute discipline, dans tout art, il faut beaucoup d’entraînement pour progresser.

On progresse vite au début et moins par la suite, mais il faut vraiment s’entraîner au jour le jour ou au moins chaque semaine.

Et c’est logique qu’on n’ait pas de super résultats. Et si on les compare avec d’autres, évidemment si on regarde sur des forums, sur les galeries internet, on va voir le meilleur. Qu’on soit professionnel ou amateur, on montre le meilleur, la meilleure face. On fait un choix, une sélection, donc forcément on se sent frustré.

Et comme l’être humain n’aime pas s’accuser lui-même, en général on va dire “c’est parce que j’ai un appareil de débutant”.

On ne se rend pas compte qu’on ne sait pas forcément bien l’utiliser et donc c’est un petit une course en avant au bout de très peu de temps.

Auparavant, c’était peut-être quelques années, maintenant ça s’accélère, c’est peut-être quelques mois, moins d’un an.
On a vraiment envie d’en changer parce que le marketing aide, avec les sirènes de la publicité vantant certains points précis comme étant capitaux, comme étant indispensables.

Et bien souvent, et ça m’est arrivé, même encore assez récemment, on cède en se disant: oui mais là je vais avoir un matériel qui va me permettre de faire ceci, de faire cela, alors qu’en fait c’est nous mêmes qui ne sommes pas assez focalisés et entraînés sur des sujets pour y arriver.

Et bien souvent je m’oblige, surtout quand je fais des travaux personnels, à prendre un vieil appareil de façon extrêmement simple, pour me concentrer vraiment sur le sujet et pour faire sortir ma propre vision et me pousser moi-même.

Voilà, en plus, pour que j’oublie l’appareil puisque je le connais par coeur, c’est mon second …  c’est la continuation de ma main et de mon oeil.

La solution, c’est peut-être le minimalisme !

Donc voilà, c’est quelque chose que je m’efforce de faire maintenant.

Alors c’est sûr, le fait d’en prendre conscience et de se dire que c’est peut-être une course en avant au suréquipement est déjà un pas !

Et entre parenthèses, le suréquipement peut nuire à la créativité. Ça m’arrive certaines fois, sur des projets en live on va dire, où on me donne carte blanche.
Je me dis: alors est-ce que je prends tel appareil qui a telles possibilités avec tous ses objectifs, mais là je serai lourd et je serai moins mobile, moins souple, et puis il y aura toujours des questions de choix sur le terrain. Je change d’objectif, je prends 2 ou 3 boîtiers sur moi.

Ou bien est-ce que je pars très simple, en connaissance de cause (en essayant de repérer avant bien sûr), et le plus léger possible?
Dans ce cas je maîtrise totalement les appareils que j’ai et je perds beaucoup moins de temps. C’est toujours un affaire de compromis, mais ces choix là sont simplifiées quand on est un peu minimaliste.

Si par exemple on a un boîtier (éventuellement deux), et deux objectifs voire trois, on maîtrise parfaitement ce setup, cette configuration, et finalement ça permet, ça favorise la créativité parce qu’on va se concentrer beaucoup plus sur le sujet.

Conclusion: entrainez-vous et faites des photos

Donc en conclusion, ce qui est important, c’est avant tout de faire des photos, tous les jours, quel que soit votre matériel, et de bien le connaître.

Et pour ça, il faut ne pas en changer souvent parce qu’on n’arrive pas à le maîtriser complètement si on en change tous les ans, ne serait-ce même tous les deux ans.

On n’a pas le temps de s’habituer, parce qu’on n’aura pas vu, on n’aura pas expérimenté le matériel dans tous les sujets et toutes les configurations possibles.

Et surtout si on débute, on va chercher un peu son style, chercher ses thèmes de prédilection. Donc a on a besoin en général d’un matériel assez universel et on a besoin de se faire vraiment la main jusqu’à connaître par coeur toutes les possibilités, toutes les failles et tous les défauts de son matériel.

Parce que chaque appareil a des avantages et des inconvénients. Et même les boîtiers super pros ont des défauts qu’on maîtrise vite, qu’on apprend à connaître, et on compose avec.

C’est comme une voiture, vous êtes au volant, vous la connaissez par coeur, vous rouler tous les jours avec.

Voilà, c’est le message que je voulais vous transmettre aujourd’hui, fruit de mes réflexions et surtout de mon expérience.
Ce qui est important, c’est vraiment que vous pratiquiez avec le matériel que vous avez.

Et c’est seulement lorsque vous arriverez au top par rapport à ce matériel, c’est à dire que vous le connaîtrez par coeur et vous-vous sentirez un peu comme dans une cage aux limites du matériel que là, ce sera le moment d’en changer.

Mais je vous garantis (et je vous montrerai sur des exercices photo) que si je vous les montre sans vous dire quel est le matériel, vous ne verrez rien.

On peut très bien passer du simple à x10, au niveau de l’investissement, et ça se voit pas du tout sur les photos. Ce qui est important c’est de pratiquer, comme je disais.

Et vous allez vous rendre compte que votre matériel, en le connaissant par coeur, vous allez vraiment l’aimer. Parce qu’il va être votre serviteur, et non pas vous le serviteur du matériel et la technologie.

C’est votre portefeuille qui vous remerciera. Ce qui est important, ça peut être de traiter vos photos. Et là c’est un autre sujet. Là il y a un minimum d’investissement, mais si vous avez déjà un ordinateur, avec n’importe quel appareil et même un smartphone, vous pouvez faire vraiment de très belles photos et avoir la vision, qui commence à la prise de vue mais qui continue au traitement de l’image. Mais ça ce sera l’objet d’autres vidéos.

J’ai d’ailleurs fait des séries de vidéos sur le traitement sur ordinateur et sur smartphone de vos photos.

Je vous souhaite une bonne journée ou une bonne soirée et vous dis à très bientôt dans une prochaine vidéo.

Là, la nuit tombe et il fait même relativement froid parce qu’il y a l’humidité qui est en train de tomber très vite

Je vous dis à très bientôt

J’espère que cet article vous a plu et vous a appris quelque chose, ou pris conscience que le talent est en vous et ne demande qu’à se développer, et non dans le matériel ! (même si ce dernier est un bon outil d’expression)

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Portrait Michel Caumes

Je m’appelle Michel Caumes et suis photographe professionnel depuis plus de 25 ans, à Mulhouse en Alsace.

A travers ce blog, je souhaite vraiment vous transmettre toute mon expérience, mes trucs et astuces de photographe qui vous feront gagner de précieuses années de tâtonnement et d’auto-formation, ce qui a été mon parcours, n’ayant pas eu l’opportunité de suivre des études photo dans une école.

Ça ne m’a pas empêché pas de réussir pour autant, mais il est certain qu’une formation guidée pas a pas fait gagner énormément de temps !

Je souhaite vous aider au maximum à accélérer votre formation, par des articles, des vidéos, des podcasts.

Mais c’est vous qui devez pratiquer pour trouver votre propre style et être fier de vos photos !!